Le plateau de Millevaches
Son nom vient probablement de l’association du mot gaulois « melo » (lieu élevé) et de l’adjectif latin « vacua » qui signifie abandonné. Avec six habitants au kilomètre carré, ce plateau granitique, situé entre 700 et 970 m, porte bien son nom. Véritable poumon vert, reboisé au début du XXe siècle, c’est un haut lieu de pastoralisme où l’on élève brebis et vaches limousines. C’est aussi le château d’eau du centre de la France. Jolis lacs et tourbières, dont celle du Longéroux qui se découvre tout au long d’un sentier pédagogique. Le plateau de Millevaches est le paradis des randonneurs et des pêcheurs. Avec mille kilomètres de chemins balisés, c’est aussi un haut lieu pour la pratique du VTT.
Les villages
Le label « Plus beau village de France » a été créé en Corrèze en 1982. Six villages du département (Turenne, Collonges-la-Rouge, Ségur-le-Château, Curemonte, Beaulieu-sur-Dordogne et Saint-Robert) sont labellisés. Le plus renommé est Collonges, construit en grès rouge. Avec 500.000 visiteurs annuels, c’est même l’endroit le plus visité de Corrèze. Turenne, dominé par les vestiges d’un château féodal, vaut également la visite. Tout comme la cité médiévale d’Uzerche, labellisée « Plus beau détour en France », construite sur un promontoire rocheux enserré par un méandre de la Vézère. À voir, l’abbatiale Saint-Pierre, les jardins du château Bécharie ou encore le site culturel aménagé par l’architecte, Jean-Michel Wilmotte dans l’ancienne papeterie de la ville.
Le musée Chirac
Établi à Sarran, il présente les cadeaux reçus par Jacques Chirac au cours de ses deux mandats à l’Élysée. Ces objets d’art et de tradition en disent long sur les relations du monde avec la France et la personnalité des chefs d’État de l’époque. En témoignent les coupelles en or et en argent pour boire la vodka offertes par Boris Eltsine, ou encore les dix-huit crèches en bois, en nacre, et coquillages, cadeaux de Yasser Arafat… dont la femme était chrétienne. On y voit également des objets archéologiques ou des pièces d’orfèvrerie, comme cette Winchester d’apparat en bronze, rubis et diamants donnée par l’Arabie Saoudite. Sans oublier les multiples représentations de la pomme (dont une en cristal réalisée par Lalique), une ceinture de sumotori ou encore le maillot porté par Zizou lors de la finale de la coupe du monde 98.
Les derniers ardoisiers
Le site des pans de Travassac, exploité depuis le XVIIe siècle, est l’une des trois dernières carrières d’ardoises encore en fonction en France. Il est composé de sept filons séparés par des parois stériles et exploités verticalement, ce qui en fait une curiosité géologique unique au monde. La pierre métamorphique, poreuse à seulement 2 %, y est extraite, fendue puis débitée et taillée au coin et au marteau. Elle couvre une grande partie des toits de la région. Mais pas seulement. L’ardoise de Travassac a aussi été choisie pour la restauration de la cathédrale de Rodez et du Mont-Saint-Michel. Visites guidées du site et démonstrations de taille.
La Pompadour et l’amour des chevaux
Le château de Pompadour reconstruit au XVème siècle a été offert en 1745 par Louis XV à sa favorite, Jeanne Lenormand d’Étiolles, promue par la même occasion Marquise de Pompadour. Trop occupée à la cour, la maitresse du roi n’y habita jamais, mais on lui doit tout de même la création d’un haras royal, aujourd’hui siège administratif de l'IFCE (Institut français du cheval et de l’équitation). Véritable porte d’entrée du monde du cheval, le domaine, situé dans le village d’Arnac-Pompadour est grandement tourné vers l’événementiel. Les compétitions équestres, spectacles, courses représentent environ 160 jours d’événements chaque année. Le haras de Pompadour est aussi le berceau de la race anglo-arabe et cette fois c’est Napoléon qui en est à l’origine. Séduit par les pur-sang arabes découverts lors de la campagne d’Egypte, l’empereur fit don au haras de Pompadour de quelques spécimens qui ont ensuite été croisés avec des pur-sang anglais. Cette nouvelle race fut notamment utilisée par la cavalerie de Bonaparte. Aujourd’hui, le château dont il ne reste que l’aile sud tout comme le haras sont ouverts à la visite.