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Jean-Marc Toussaint

En Loire-Atlantique, dix bonnes raisons de séjourner sur la côte d’Amour

# Voyage Héritage# Voyage Nature

# Loire-Atlantique

Située entre Le Croisic et Saint-Nazaire, la côte d’Amour déroule de larges plages et quelques côtes déchiquetées que lèche l’océan Atlantique qui reçoit ici la Loire, le plus long fleuve de France. Historiquement breton, ce territoire riche de tradition et d’histoire est rattaché à la Loire-Atlantique depuis 1941. Nous vous avons sélectionné dix bonnes raisons d’y séjourner.

Le Marais de Guérande.

Un marais qui ne manque pas de sel

Guérande est une petite cité de caractère mondialement connue pour son sel IGP 100% naturel et artisanal, révélateur de goût et fleuron de la gastronomie française. Près de 2000 ha de marais salants s’étendent sur une dizaine de communes alentour où sont produit chaque année quelques 13 500 tonnes de sel commercialisées à 70% via la coopérative « Terre de sel ». Une coopérative qui organise également des visites guidées pour découvrir le travail des paludiers qui façonnent ce paysage unique depuis 1500 ans. L’eau apportée de l’océan par des canaux lors des grandes marées est conservée dans des salines taillées dans des argiles réputés imperméables. Aux beaux jours, sous l’influence du soleil et du vent, l’eau s’évapore et se sature en sel. Au fond, on retrouve les gros sels gris chargés d’argile et au-dessus, la fleur de sel plus blanche. La visite nous apprend le fonctionnement des salines, la formation du sel, le travail des hommes... L’an dernier, ce joyau de la nature, le plus visité de Loire-Atlantique a accueilli 58 000 personnes. Visites toute l’année, réservations indispensables. Plus de renseignements sur www.terredesel.com

A noter qu’il existe également à Batz-sur-Mer, un musée des marais salants. Installé dans un ancien entrepôt à sel, ce musée transporte le visiteur dans un voyage dans le temps entre histoires d’hier et réalités d’aujourd’hui. Plus de renseignements au 02 40 23 82 79.

Visiter l’océarium du Croisic

4500 m2 d’exposition qui abritent près de 4000 animaux issus de 200 espèces. Voila pour les chiffres. Mais l’océariumdu Croisic est bien plus que cela. C’est un lieu d’émotion, une immersion parmi les merveilles océaniques, une aventure éducative, mais aussi un lieu de reproduction pour une centaine d’espèces. Ce qui permet des échanges avec d’autres aquariums mais aussi des lâchers pour soutenir les milieux naturels en souffrance. L’aventure a démarré en 1972 dans un ancien garage automobile. Janine et Jean Auffret, mareyeurs à la criée y avaient installé un petit aquarium pour faire patienter les clients. L’affaire a bien prospéré depuis. Aujourd’hui, l’océarium du Croisic dirigé par Stéphane Auffret, le fils des fondateurs est dans le top 10 des aquariums français. 280 000 visiteurs s’y pressent chaque année pour observer requins, raies, lottes, manchots du cap et autres bans de maquereaux. L’océarium est d’abord dédié aux poissons de l’Atlantique, mais on y observe aussi des poissons des mers chaudes.

Ouvert toute l’année, 7/7 jours sauf durant cinq semaines en janvier-février. Animations tous les jours. Plus de renseignements sur www.ocearium-croisic.fr

Faire du char à voile à Saint-Brévin-les-Pins

Pour les amateurs de char à voile, la plage de Saint-Brévin-les Pins est l’une des plus réputées de France. Elle accueille d’ailleurs chaque année une des épreuves du championnat de France. C’est ici que le centre nautique propose des initiations au char à voile, encadrées par un moniteur diplômé d’Etat. Comment manœuvrer ? Comment prendre le vent ? Comment se diriger ? Le maniement de cette coque en fibre de verre, montée sur trois roues et dominée par une voile de 2 m2 est assez simple. A l’aide d’une corde, le pilote tend plus ou moins sa voile pour accélérer ou ralentir. Pour tourner, il actionne le palonnier avec ses pieds. C’est presque un jeu d’enfant et 100% de plaisir. Plus de renseignements sur www.cn-saint-brevin.fr

Marcher dans les pas d’Anne de Bretagne au château de Nantes

Construit au XVème siècle par François de Montfort, le père d’Anne de Bretagne, ce château de style gothique flamboyant a la particularité de mêler du granit pour sa base et du tuffeau blanc pour sa partie haute. C’est le monument phare du quartier historique de Nantes, ultime vestige de la puissance des ducs de Bretagne. On retiendra pour la petite histoire que trois bâtiments ont été détruits et jamais reconstruits, suite à l’explosion d’une poudrière en 1800. Ce qu’il subsiste de l’édifice d’origine est de toute beauté. L’histoire du lieu reste étroitement liée à celle d’Anne de Bretagne, seule femme à avoir été deux fois reine de France par ses mariages successifs à Charles VIII et Louis XII. Caserne, puis prison (c’est là que Nicolas Fouquet a été emprisonné après son arrestation par d’Artagnan avant d’être transféré à Paris) le site a été racheté par la municipalité de Nantes en 1915. Il abrite aujourd’hui le musée d’histoire de la ville. Plus de renseignements sur www.chateaunantes.fr

Manger des coques, la spécialité du Croisic

La première entreprise ostréicole du Croisic a été fondée en 1870. Désormais, les locaux de la rue du Bassin sont occupés par la société des Coquillages croisicais, dirigée depuis 2013 par Romain Lambert et son frère Hugo. On y produit toujours des huitres qui grandissent durant 18 à 24 mois dans le traict du Croisic, une baie sablonneuse semi-fermée et entourée de marais salants. On y élève aussi des palourdes qui se reproduisent naturellement sur place. Mais Le Croisic est surtout connu pour ses coques qui grandissent dans des eaux, 2 à 3 degrés plus chaudes que celles de l’océan et qu’alimentent en nutriment les rejets des marais salants de Guérande. Ce qui favorise grandement la croissance des coquillages et notamment des coques. Le Croisic en produit 1500 tonnes par an. C’est le plus important centre d’élevage de France. Ces coquillages qui grandissent dans des parcs arrivent à maturité dans un délai de 9 à 18 mois. Les coques sont principalement consommées entre août et novembre au moment où leur chair est la plus grosse. La société des Coquillages croisicais fait de la vente directe et propose du début du printemps à la fin de l’été, des dégustations de coquillages sur une terrasse qui domine les eaux tranquilles de la baie. Très sympa avec un petit blanc ! Plus de renseignements au 02 40 23 14 92

Faire le plein d’iode en marchant sur les sentiers côtiers

Il existe sur la Côte d’Amour quantité de sentiers côtiers pour se dégourdir les jambes et prendre un bon bol d’air marin. L’un des plus agréables est celui de Pouliguen, sur le GR 34 qui longe le boulevard des Korrigans, puis celui des Marsouins, avant de rejoindre la pointe de Penchâteau. La côteest ici sauvage, rocheuse, déchiquetée, parsemée de magnifiques petites criques dont certaines sont accessibles via un escalier. Ne manquer pas la grotte marine des Korrigans, creusée par les vagues dans cette falaise de granit. Son ouverture béante face à l’océan n’est que partiellement accessible à marée haute. Compter environ 2 h pour faire l’aller et le retour entre cette grotte et la pointe de Penchâteau.

Dénicher des œuvres d’artistes tout au long de l’estuaire de la Loire

Une trentaine d'œuvres d’artistes émergents ou de renommée internationale forment un musée à ciel ouvert, le long de l'estuaire de la Loire, de Nantes à Saint-Nazaire. Cette collection permanente en accès libre toute l'année est constituée de créations très variées. Ainsi dans le bassin de l’avant-port de Saint-Nazaire, trois sculptures de 7 mètres de haut représentant respectivement un pied, unpull-over et unsystème digestif sont campées dans le sable et les rochers. Surl'estran, à Saint-Brévin, c’est le squelette d’un serpent de 130 mètres de long qui apparaît au rythme des marées (notre photo). Cette œuvre en aluminium est signée de l’artiste chinois dissident, Huang Yong Ping. À Cordemais, le japonais Tatzu Nishi se mesure au gigantisme du « château de fer » de la centrale thermique toute proche. Au sommet d’une tour de 15 m de haut, reproduite à l’identique, il a bâti un petit pavillon typique des années 1970 avec son jardinet qui fait office de gîte. Au Pellerin, la sculpture signée de l’artiste autrichien, Erwin Wurm donne à voir un voilier abandonné qui se penche et se plie, irrésistiblement attiré par le fleuve. Mais l’essentiel des œuvres sont à découvrir à Nantes tout au long d’un parcours matérialisé au sol par une ligne verte, symbole d’un voyage permanent dans cette métropole régionale qui s’est réinventée par le prisme de la culture.

Découvrir La Baule et ses magnifiques villas

Une bôle (ou baule) désigne une étendue dunaire instable et inondable, sorte de zone alluviale recouverte au moment des grandes marées. La station balnéaire de La Baule doit son nom à cette particularité. Car avant le milieu du XIXème siècle, il y avait ici des marais, une longue plage fermée par la 2ème plus grande dune de France après celle du Pila et le modeste village d’Escoubac, reconstruit après la révolution suite à son ensevelissement par les sables. Séduits par le potentiel du site, deux hommes d’affaire rachètent les concessions des dunes d’Escoubac et plantent des pins maritimes à foison pour fixer le sol (70 000 arbres sont d’ailleurs aujourd’hui classés). En 1879, le chemin de fer reliant Paris au Croisic franchit la plaine entre dune et océan. L’avenir de la baie est alors tout tracé. La mode est aux bains de mer et aux cures d’air, ce qui accélère l’installation d’une bourgeoisie citadine. La construction de la première villa d’inspiration néo-médiévale et anglo-normande est achevée en 1882. Plus de 5000 autres vont suivre et former cette cité balnéaire ressemblant fort à un musée architectural à ciel ouvert. On y côtoie des villas hispano-mauresques (la villa Majolica), une bâtisse inspirée d’un chalet suisse (la villa des Adrets), des villas néo-basques, provençales, art déco (la villa coq de roche)… Un patrimoine exceptionnel que l’office de tourisme de La Baule propose de découvrir, via des visites guidées. Plus de renseignements sur www.labaule-guerande.com

La cité médiévale de Guérande, l'une des mieux conservée de France

Guérande fut mise à sac par les troupes de Charles de Blois en 1342. Cette guerre de succession achevée, la ville se dote de fortifications : 1300 mètres de rempart, ponctués de six tours et quatre portes à pont levis ceinturent la cité médiévale, alors partie intégrante du duché de Bretagne. Cette reconstruction qui durera presque 150 ans a été conservée dans son intégrité jusqu’à aujourd’hui. La ville qui présente un bel exemple de l’architecture militaire bretonne invite à un voyage dans l’histoire avec ses douves en eau, sa collégiale, ses maisons en granit ou à pans de bois. Chaque édifice est un témoin unique de la richesse architecturale et culturelle de la cité. A commencer par la porte Saint-Michel et son un logis châtelet, symbole du pouvoir politique. Il faut aussi prendre le temps de pousser la porte de la collégiale, de flâner autour du manoir de la prévôté ou de s’inviter dans l’enceinte gothique de la chapelle Notre-dame la Blanche, la construction la plus ancienne de Guérande datée du XIIIème siècle. De la tour Sainte-Anne à la place du pilotis en passant par l’hôtel Dieu Saint-Jean, chaque lieu regorge d’anecdotes racontées par les guides lors des visites qu’organise l’office de tourisme. Plus de renseignements sur www.labaule-guerande.com

Bienvenue à bord des paquebots de légende de la traversée de l’Atlantique

L’histoire de Saint-Nazaire est étroitement liée à celle de la construction de paquebots. Ce site qui s’étend sur près de 150 ha est d’ailleurs l'un des plus grands chantiers de construction naval au monde. Une histoire débutée en 1862 que raconte Escal’Atlantic, un musée installé dans l’ancienne base sous-marine du port. Le visiteur déambule parmi des paquebots légendaires reconstitués avec des éléments provenant du Normandie, du France, du Rochambeau… Il explore les cabines d’époque, le hall d’embarquement, la timonerie, la salle des machines, les grands salons dédiés à la danse et à la conversation qui mettent en avant une décoration somptueuse, reflet de l’art français de cette époque. Cette visite immersive permet de découvrir la vie à bord, le fonctionnement de l’équipage qui accompagnaient ces grands voyages transatlantiques avant l’avènement de l’avion. Mais pas que. Ces grands paquebots construits à Saint-Nazaire ont accompagné la plus grande migration de l’histoire, quand 60 millions d’européens ont quitté le vieux continent pour rejoindre les Amériques entre 1820 et 1925. Et c’est aussi cette histoire que raconte Escal’Atlantic. Visite libre sur réservation qui s’achève dans un canot de sauvetage qui fait office d’ascenseur pour vous ramener vers la sortie ! Plus de renseignements sur www.saint-nazaire-tourisme.com

Coup de cœur

Les Pléiades, une pépite du groupe Miléade

L’hôtel « Les Pléiades » est à l’origine une villa de la Belle Epoque de style anglo-normand qui a connu plusieurs extensions avant de devenir un hôtel. Idéalement situé à 50 mètres de la plage, légèrement en retrait du boulevard René Dubois, en plein cœur de La Baule, cet établissement de caractère abrite 50 chambres spacieuses et modernes, récemment refaites. L’hôtel 3 étoiles rouvert en mai 2023 après 18 mois de travaux a été restauré de fond en comble. Il est doté d’un restaurant où le déjeuner et le diner sont servis à l’assiette, d’un salon où sont assurés des animations musicales, d’un bar et d’un spa en libre accès, particulièrement bien équipé pour un hôtel de cette catégorie. Hammam, sauna complètent une piscine dotée de deux lignes de nages d’un côté et d’un espace bien être de l’autre, avec jets massant et bain bouillonnant. L’établissement qui est ouvert du 1er février jusqu’au premier week-end de novembre propose sur demande des soins et autres massages délivrés par un professionnel. Propriété de la Mutuelle du ministère de la Justice, l’hôtel « Les Pléiades » est désormais géré par Miléade, un groupe né en 2019 du rapprochement de Cap France et de Vacanciel, auquel se sont ajoutés sept établissements repris en 2024 à Touristica. Désormais, cet ensemble représente 31 clubs vacances et 7 hôtels, situés dans les plus belles régions de France avec une forte représentation en Provence, sur la Côte d’Azur, dans les Alpes et en Bretagne/Pays de Loire. Le groupe Miléade qui emploie 1800 salariés accompagne vos plus belles vacances en famille, sans renier le caractère social de ses origines. Plus de renseignements sur www.mileade.com ou par téléphone au 04 87 75 00 58.

Infos pratiques

  • Ou dormir ?

Hôtel « Les Pléiades » à La Baule

Très bel établissement installé dans une ancienne villa de style anglo-normand à 50 mètres de la plage. 50 chambres, restaurant convivial avec service à l’assiette, spa. 28 boulevard René Dubois à La Baule (Plus d’informations dans le coup de cœur. A lire ci-dessous)

  • Ou manger ?

Au traict Gourmand au Croisic

Passé par la Tour d’Argent à Paris et quelques autres belles maisons, François Thorel a été restaurateur sur le port du Croisic pendant 20 ans. Depuis 2024, il a créé une conserverie qui met en boite des produits locaux : sardines de La Turballe marinées, salicornes, houmous au pois chiche de Vendée, terrine de campagne 100% bio… François assure également une activité traiteur et propose des plats à réchauffer, vendus sur place, mais également au marché du Croisic. Une terrasse sera prochainement aménagée devant sa conserverie, 6 rue des Pluviers et il sera possible d’y manger. Contact au 06 99 54 24 08

Côtes & Dunes à Saint-Brévin-les-Pins

Joli restaurant avec vue sur la mer et l’embouchure de la Loire. Les menus font la part belle aux poissons et aux coquillages, mais proposent aussi d’autres grands classiques du terroir. Menu du marché avec des produits frais à un prix très abordable pour la côte. Plus de renseignements sur cotesetdunes-44.fr

  • Ou acheter des souvenirs ?

A la biscuiterie de Saint-Guénolé

Fondée en 1920, cette biscuiterie artisanale propriété de la famille Jadeau, située 50, rue du Croisic à Batz-sur-Mer perpétue un savoir-faire autour de la galette au beurre Avel Vor (vent de mer). La production, dans la plus pure tradition bretonne utilise du beurre frais, des œufs entiers et de la farine de blé. La gamme intègre des croquants aux amandes, des crêpes dentelles, des biscuits « Feuille d'or », mais aussi brioches et bicottes. La petite entreprise fabrique également du caramel en pot et des bonbons au caramel, à la crème et au sel de Guérande. Découverte des procédés de fabrication derrière une vitre, complétés par la projection d’une vidéo, suivie d’une dégustation gratuite. Plus de renseignements au 02 40 23 90 01

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En Loire-Atlantique, dix bonnes raisons de séjourner sur la côte d’Amour
Un reportage de Jean-Marc Toussaint